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Dictée vocale sur un vieux téléphone Android

Tout ce qui s’écrit sur le traitement local suppose un téléphone récent haut de gamme. La plupart des téléphones ne le sont pas, et la réponse pour du matériel âgé vaut mieux que tu ne le crois, moyennant un réglage.

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Ce qui limite vraiment un vieux téléphone

Trois choses comptent ici, et pas également.

La mémoire est la vraie contrainte. Un modèle vocal doit être tenu en mémoire pendant qu’il tourne. Sur un appareil qui en a de reste, personne ne s’en aperçoit. Sur un téléphone qui jongle déjà avec un navigateur et une messagerie, le système doit pousser autre chose dehors d’abord, et ça se voit sous forme de délai avant l’apparition du texte, ou de clavier qui redémarre.

La vitesse du processeur décide de l’attente. Une puce ancienne fait le même calcul plus lentement, donc la pause après que tu as cessé de parler est plus longue. Agaçant plutôt que fatal.

Le stockage décide si tu peux installer quoi que ce soit. Le fichier du modèle doit tenir, et les vieux téléphones sont en général plus pleins.

Ce qui manque nettement dans cette liste : l’âge du téléphone en tant que tel. Un appareil de cinq ans avec 4 Go de mémoire et de la place libre s’en tirera mieux qu’un modèle d’entrée de gamme de trois ans avec 2 Go et un disque saturé.

Le réglage qui change tout

Prends un modèle plus petit.

À peu près toutes les plaintes sur la lenteur de la dictée avec du matériel âgé se règlent par ce seul changement, et c’est justement le réglage auquel personne ne touche, parce que plus gros sonne mieux.

LocalType livre trois tailles. L’option à 60 Mo est faite exactement pour ce cas : elle rend le texte le plus vite et réclame le moins de mémoire pour tourner. L’option intermédiaire à 190 Mo est ce que l’app suggère pour la plupart des téléphones. Celle à 539 Mo s’adresse aux appareils qui ont de la marge.

Sur un téléphone qui peine, le petit modèle ne donne pas seulement une impression de rapidité, il peut être plus juste en pratique, parce qu’un modèle qui n’arrive pas à se charger confortablement passe son temps à être évincé et rechargé plutôt qu’à reconnaître ta parole.

Pour l’ordre de grandeur, sur l’appareil de test à 4 Go, l’option du milieu a changé 6,9 secondes de parole en texte en 4,1 secondes, tandis que la plus grande prend environ le double de ton temps de parole. Sur un appareil plus faible, ces écarts se creusent, et c’est précisément pourquoi le choix existe.

Où la justesse diffère vraiment

Un modèle plus petit te coûte de la justesse, et pas uniformément.

L’écart est le plus faible là où la dictée se passe le plus souvent : une voix claire, près du micro, dans une pièce raisonnablement calme, des phrases ordinaires. Dans ces conditions, le plus petit modèle est parfaitement utilisable, et pour des messages et des notes la plupart des gens auraient du mal à dire lequel ils faisaient tourner.

L’écart est le plus grand exactement là où c’est déjà difficile : accents marqués, bruit de fond, plusieurs personnes qui parlent, débit rapide, noms inhabituels. Ce sont les cas pour lesquels la capacité supplémentaire a été construite.

La question n’est donc pas « combien de justesse est-ce que je perds » dans l’absolu. C’est « est-ce que je dicte dans un environnement bruyant ». Si non, le plus petit modèle ne te coûte pas grand-chose.

Ce qui aide au-delà du modèle

Libère d’abord un peu de place. Un téléphone où il ne reste presque rien se comporte mal en tout, et l’installation a brièvement besoin de la place de deux exemplaires du modèle.

Ferme ce dont tu ne te sers pas. La pression sur la mémoire est la cause principale de lenteur, et un vieux téléphone a moins de marge.

Dicte par phrases plutôt que par paragraphes. Des salves plus courtes finissent plus tôt et occupent la mémoire moins longtemps.

Rapproche-toi du micro. Ça ne coûte rien, et améliorer l’entrée aide un petit modèle davantage qu’un grand.

Ajoute ton propre vocabulaire. Les noms et le jargon échouent quelle que soit la taille du modèle, donc les régler une fois à la main vaut plus sur du matériel âgé que partout ailleurs.

Où passe vraiment la limite

LocalType tourne à partir d’Android 8.0, ce qui remonte loin et couvre la plupart des téléphones encore en usage quotidien.

C’est la limite logicielle. La limite pratique est la mémoire, et ce n’est pas un chiffre unique, puisqu’elle dépend de ce que tu fais tourner à côté. Un appareil qui peine avec le plus gros modèle peut être parfaitement à l’aise avec le plus petit, et c’est toute la raison d’en proposer trois plutôt que d’en imposer un.

Si la dictée reste lente après le passage au plus petit modèle, que le stockage est dégagé et que rien d’autre ne tourne, alors la réponse honnête est que le téléphone est à sa limite. C’est la frontière du traitement local et aucun logiciel ne la contourne.

Pourquoi le local vaut souvent mieux sur du vieux matériel

La dictée en ligne sur un vieux téléphone n’est pas gratuite non plus. Elle garde la radio active, l’un des composants les plus gourmands de l’appareil, et sur une batterie qui a vieilli ça compte. Elle échoue aussi sur les connexions médiocres, et les téléphones anciens ont souvent de moins bonnes antennes et sont utilisés par des gens aux forfaits plus modestes.

La reconnaissance locale retire entièrement le réseau de l’équation. Le travail se déplace vers le processeur, que tu peux dimensionner à la mesure de ce que le téléphone sait faire. Ce contrôle n’existe pas avec un service en ligne, où tu prends la latence que la connexion te donne.

Tablettes et téléphones de seconde main

Deux situations fréquentes sont rarement traitées.

Une tablette ancienne qui sert de second écran ou de liseuse a d’ordinaire le même profil qu’un vieux téléphone : mémoire modeste, stockage abondant, et aucune pression pour aller vite. La dictée y marche aux mêmes conditions, et une tablette est souvent plus confortable à dicter, puisqu’elle est posée sur une table au lieu d’être tenue.

Un téléphone transmis à un enfant ou à un parent est l’autre cas fréquent. Ici, le plus petit modèle est presque toujours le bon, puisque la solution de rechange est un appareil qui paraît lent en tout, et que la personne qui s’en sert n’ira pas explorer les réglages pour comprendre pourquoi.

Dans les deux cas, fais la mise en route sur l’appareil avant de le remettre. Télécharge le modèle en Wi-Fi, vérifie qu’il marche, et ajoute la poignée de noms qui seront dictés en permanence. Le résultat est quelque chose qui se comporte de façon constante plutôt que quelque chose qui réclame de l’assistance.

Ce que tu obtiens quel que soit le téléphone

Rien du reste ne dépend du matériel.

La reconnaissance se passe sur l’appareil à partir d’un fichier de modèle qu’aucune autre app ne peut ouvrir. Le réseau est sollicité une fois, pour récupérer le modèle que tu as pris, et pas davantage, donc tunnels, avions et zones blanches se comportent comme à la maison. Il n’y a aucune inscription, aucune publicité, rien à l’intérieur du produit qui note ton usage, et aucun audio conservé. Les données de l’app sont tenues à l’écart de la sauvegarde cloud d’Android, par choix. Au-dessus d’un champ de mot de passe, le micro n’est pas proposé.

Dix-huit langues viennent d’un seul modèle multilingue, identifié depuis l’enregistrement, donc un vieux téléphone reçoit la même couverture de langues qu’un neuf.

Vieux téléphone, petit modèle

Libère de la place, ferme ce dont tu ne te sers pas, et attends-toi à une courte attente plutôt qu’à aucune.

Pour des messages, des notes et du courrier dans une pièce calme, cette combinaison marche bien mieux que le ton général de ce qui s’écrit sur le traitement local ne le laisse croire.

Et essayer dit plus que raisonner. Les téléphones varient plus que leurs fiches techniques ne le suggèrent, et dix minutes avec le plus petit modèle t’en disent plus que n’importe quelle comparaison de chiffres de mémoire.

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