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Dicter en voiture

On présente souvent la dictée comme la réponse aux messages en voiture. Elle ne l’est pas, et la raison est simple : il faut encore appuyer sur quelque chose.

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Ce que ça n’enlève pas

La dictée n’est pas mains libres.

Pour dicter, tu ouvres une app, tu touches un champ de texte, tu touches la touche micro, tu parles, et tu jettes en général un œil au résultat avant d’envoyer. Chacun de ces gestes est une interaction avec un écran. Remplacer la frappe par la parole supprime une partie du regard et rien du toucher.

Tout ce qu’on te vend comme de la messagerie mains libres est soit un assistant vocal, qui est un tout autre produit, soit une exagération de ce que fait la dictée.

Les règles sur l’usage du téléphone au volant varient d’un pays à l’autre et évoluent, elles s’appliquent à toi et non à ton logiciel. Renseigne-toi sur ce qui vaut là où tu conduis.

Là où ça aide vraiment autour de la conduite

Pas en roulant. Autour de la conduite, et c’est de toute façon là que se trouve l’essentiel de la valeur.

Avant de démarrer. La réponse que tu dois à quelqu’un, dictée en vingt secondes à l’arrêt, plutôt qu’à un feu rouge ou jamais.

À l’arrêt. L’attente à un passage à niveau, la file d’un ferry, le stationnement devant le bureau d’un client avec dix minutes d’avance. Ce sont les moments où le retard se rattrape.

À l’instant où tu arrives. Les notes de la conversation que tu viens d’avoir, dites dans ton téléphone avant d’entrer, pendant que le détail est encore exact.

Entre deux rendez-vous. Qui roule entre des chantiers, des interventions ou des visites produit un flux de petits comptes rendus, et les dicter sur le parking fait la différence entre des relevés exacts et des relevés approximatifs.

Ce dernier point est le vrai usage, et il n’a rien à voir avec conduire distrait. Il tient au fait que le téléphone est utilisable dans les deux minutes avant que tu tournes la clé.

Pourquoi la connexion compte plus en voiture qu’ailleurs

Si tu conduis régulièrement, c’est la partie qui décide quelle dictée tu veux.

Les routes sont l’endroit où la couverture mobile est la pire et la plus irrégulière. Tranchées d’autoroute, tunnels, portions de campagne, parkings à étages, zones industrielles, quais de chargement en sous-sol. À vitesse, la couverture va et vient sans arrêt.

La dictée en ligne échoue exactement à ces endroits, et elle échoue salement plutôt que proprement : elle attend, elle expire, ou elle perd la note que tu viens d’enregistrer. C’est agaçant au maximum quand tu essaies de capturer quelque chose avant de l’oublier, puis de repartir.

La reconnaissance sur l’appareil supprime la variable. LocalType garde le modèle vocal sur le téléphone, donc un parking sous un immeuble se comporte comme ta cuisine. Le réseau est sollicité une fois, pour récupérer le modèle que tu as pris, et plus jamais.

Il y a aussi un argument de forfait. Qui roule toute la journée avec un abonnement facturé au volume envoie de l’audio chaque fois qu’il dicte avec un service en ligne, ce qui fait un filet lent de frais pour une chose qui n’avait jamais besoin de quitter l’appareil.

Le Bluetooth et les micros de voiture

Qui dicte autour d’un véhicule s’en aperçoit vite.

Le micro qu’Android confie à une app dépend de l’appareil et du profil du casque ou du système de la voiture en usage, et ce n’est pas toujours celui que tu attends. Un micro de voiture est en général monté pour les appels, donc positionné pour le siège conducteur et réglé pour une parole à distance, et la distance est le premier facteur de qualité de reconnaissance.

Si les résultats sont mauvais pendant que tu es connecté au système de la voiture, un essai connexion coupée te renseigne vite. Souvent, le micro du téléphone lui-même, tenu plus près, s’en sort mieux qu’un micro lointain logé dans le pavillon.

Une voiture est aussi un environnement acoustique hostile : bruit de moteur, bruit de roulement, vent, ventilation. Tout cela se mêle au même signal que ta voix et ne s’en sépare plus ensuite. Cela plaide pour le gros modèle si tu dictes régulièrement dans un véhicule, puisque c’est la capacité qui encaisse le bruit. Sur l’appareil de test à 4 Go, l’option intermédiaire de 190 Mo a converti 6,9 secondes de parole en 4,1 secondes, et celle de 539 Mo prend environ le double de ton temps de parole.

Ce qu’il faut préparer d’avance

Le faire à l’arrêt, une fois, supprime la tentation de bidouiller plus tard.

Télécharge le modèle chez toi en Wi-Fi et vérifie qu’il fonctionne, pour qu’aucun téléchargement à moitié fini n’attende d’échouer quelque part sans réseau.

Ajoute le vocabulaire que tu vas réellement dicter : noms de clients, noms de sites, noms de rues, les produits que tu livres ou que tu installes. Ces ajouts restent sur le téléphone et sont donnés au modèle vocal comme contexte, et pour qui dicte des notes d’intervention ils font la différence entre des relevés utilisables et une page d’à-peu-près.

Choisis la taille du modèle exprès. Le bruit d’un véhicule plaide pour le haut de la gamme si ton téléphone peut la loger.

Ce que la dictée ne fera pas pour toi

Trois choses que la dictée ne fait pas pour toi, et au volant chaque exagération a des conséquences.

Elle ne te lira pas les messages. Elle écrit, elle ne parle pas.

Elle ne fonctionnera pas sans que tu touches le téléphone. Il n’y a pas de mot de réveil et rien qui écoute entre deux dictées, ce qui est une décision de conception délibérée et la bonne pour un clavier, mais cela veut bien dire qu’une pression est nécessaire.

Elle ne rendra pas acceptable l’usage d’un téléphone au volant. Cela relève de la loi de l’endroit où tu es et de ton propre jugement, et aucune liste de fonctions n’y change rien.

Pourquoi la couverture cesse de compter

C’est un clavier avec une touche micro, donc il marche dans la messagerie, l’app de notes ou l’outil d’intervention dont tu te sers déjà, et les mots atterrissent dans le champ où tu étais, sans rien à copier.

La reconnaissance se passe sur l’appareil, à partir d’un fichier de modèle qu’aucune autre app ne peut ouvrir, et c’est pourquoi la couverture cesse de compter. Rien à créer comme compte, la publicité est absente, rien à l’intérieur du produit ne note ce que tu en fais, les enregistrements ne sont pas archivés, et la sauvegarde cloud d’Android ne reçoit volontairement pas les données de l’app. Touche un champ de mot de passe et aucune touche micro n’y apparaît.

Dix-huit langues viennent d’un seul modèle multilingue, identifié depuis l’enregistrement, ce qui compte pour qui traverse des frontières pour son travail.

Une note pour ceux dont la route est le métier

Chauffeurs-livreurs, techniciens, aides à domicile, géomètres, quiconque visite plusieurs endroits par jour et doit écrire quelque chose sur chacun.

Pour ce profil, la dictée n’est pas un confort. La solution de rechange réaliste n’est pas de taper les notes, c’est de les écrire en fin de journée de mémoire, ou de ne pas les écrire du tout. Quinze secondes dites dans la camionnette après chaque visite produisent des relevés que personne n’allait produire autrement.

Deux choses font ou défont l’affaire. Le vocabulaire, parce que des notes d’intervention sont presque entièrement faites de noms propres, et la connexion, parce que les endroits où ce travail se passe sont précisément ceux où la couverture est la pire. Les deux sont traitées plus haut, et les deux valent la peine d’être réglées le premier jour plutôt qu’après quinze jours d’agacement.

Pas une fonction de conduite

La dictée n’est pas une fonction de conduite. C’est une fonction à l’arrêt qui se trouve être énormément utile aux gens qui conduisent, parce que leur écriture se passe sur des parkings, à des arrêts, et dans les minutes qui précèdent et suivent une intervention.

Pour cet usage, marcher sans réseau n’est pas un supplément agréable. C’est l’exigence entière.

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