Les endroits où ça s’arrête
Quiconque a essayé de dicter un message en déplacement connaît le motif, même sans en avoir jamais trouvé la cause.
Dans un avion. Le mode avion n’est pas une suggestion, et pendant tout le vol tout ce qui a besoin d’un serveur ne répond simplement pas.
Sous terre. Le signal va et vient toutes les trente secondes. La dictée en ligne démarre, perd la connexion à mi-parcours, et soit elle cale, soit elle jette ce que tu as dit.
Au-delà d’une frontière. L’itinérance des données est coupée, parce que tu préfères ne pas découvrir ce qu’elle coûte. Le téléphone marche très bien. La dictée, non.
Loin de tout. Montagnes, littoraux, vieux bâtiments aux murs épais, sous-sols d’hôtel. Une barre, et une barre vaut souvent moins bien que zéro, parce que les choses expirent lentement au lieu d’échouer vite.
Tout cela a la même cause. Si la reconnaissance se passe sur un serveur, ta voix doit l’atteindre et le texte doit revenir, et le voyage est une longue liste de situations où cet aller-retour ne se termine pas.
Pourquoi la dictée locale est immunisée
Déplace la reconnaissance sur l’appareil et rien de ce qui précède n’est un événement.
LocalType garde le modèle vocal sous forme de fichier sur le téléphone. Tu parles, le téléphone travaille, les mots apparaissent. Il n’y a pas de requête qui puisse échouer, pas d’expiration à subir, et rien qui se comporte autrement à dix mille mètres qu’à la maison.
Le seul moment où l’app a besoin d’une connexion est le téléchargement du modèle que tu as choisi, et il vaut mieux le faire avant de partir que dans une file d’aéroport. Ensuite elle ne redemande jamais.
En pratique, ça transforme un vol en temps utilisable. Dicter des notes, répondre à des choses qui partiront à l’atterrissage, écrire le message que tu remets depuis trois jours, tout cela fonctionne avec le téléphone en mode avion, et tout s’envoie dès que tu retrouves du réseau.
L’itinérance, et le calcul que personne ne fait
La dictée en ligne envoie de l’audio. L’audio est nettement plus lourd que le texte.
Sur une connexion facturée au volume ou en itinérance, ça compte plus qu’on ne le suppose, surtout si tu dictes régulièrement plutôt qu’à l’occasion. Ce n’est pas de quoi ruiner quelqu’un, mais c’est un filet de petits frais pour une tâche qui n’avait aucun besoin de quitter le téléphone.
La reconnaissance sur l’appareil n’envoie rien. Ton forfait n’est pas entamé par la dictée, quel que soit ton abonnement et quel que soit le pays, parce que le réseau n’a jamais été de la partie.
Parler une autre langue à l’étranger
En voyage, une distinction commence à compter.
LocalType transcrit dix-huit langues et devine laquelle tu parles à partir de l’enregistrement, donc passer de l’une à l’autre ne te demande rien. Commande dans une langue, écris à la maison dans une autre, et chacune sort telle que tu l’as réellement prononcée.
Il ne traduit pas. Il note la langue que tu as employée. Si tu lui parles allemand, tu obtiens du texte allemand, pas du français. Dictée et traduction se mélangent en permanence, et se tromper de l’une pour l’autre mène à un après-midi déroutant.
La valeur pratique en voyage, c’est que tu n’as pas à entrer dans un écran de réglages chaque fois que tu changes. Fixe-le au contraire sur une langue précise et la disposition du clavier, le dictionnaire et la langue de dictée se déplacent ensemble, ce qui sert si tu écris dans une seule langue pendant une semaine.
La précision n’est pas identique sur les dix-huit. Les modèles vocaux sont entraînés sur des quantités inégales de matière, et les langues très parlées s’en sortent mieux.
La batterie, qui compte davantage loin d’une prise
Les journées de voyage sont longues et les occasions de recharger sont imprévisibles.
La reconnaissance locale se sert de ton processeur, donc elle consomme bien de la batterie pendant qu’elle tourne. Le détail qui atténue, c’est qu’elle ne tourne que pendant que tu dictes réellement, ce qui pour la plupart des gens totalise quelques minutes sur une journée entière, et qu’elle n’a aucun besoin de la radio. La dictée en ligne garde le réseau actif, et la radio est l’un des composants les plus gourmands de l’appareil.
Si le sujet t’inquiète, le petit modèle fait moins de travail par phrase. Sur une longue journée de trajet sans chargeur en vue, c’est un choix raisonnable.
Dicter là où l’on préférerait ne pas être entendu
Un problème de voyage plus discret, qui n’a rien à voir avec le signal.
Les trains, les taxis partagés, les salles communes d’auberge et les sièges d’avion sont des endroits où dire un message à voix haute est gênant quelle que soit la technologie. La dictée ne résout pas ça, et aucune app ne le peut.
Ce qu’elle peut faire, c’est rendre les salves courtes praticables, pour que tu dises une phrase à voix basse au lieu de livrer un paragraphe à toute la voiture. Comme le micro est une touche du clavier plutôt qu’une app séparée, démarrer et arrêter tient en une pression, et il n’y a pas de panneau de dictée plein écran qui annonce à ton voisin ce que tu es en train de faire.
Pour tout ce qui est vraiment confidentiel, les pouces restent la réponse. L’avantage d’avoir les deux dans un seul clavier, c’est de pouvoir passer de l’un à l’autre au milieu d’une phrase sans quitter le message.
Ce qu’il faut préparer avant de partir
Cinq minutes à la maison épargnent un après-midi d’agacement.
Télécharge le modèle pendant que tu es en Wi-Fi et assure-toi qu’il a fini, au lieu de découvrir sans réseau que le téléchargement n’était jamais allé au bout. Choisis la taille exprès : l’option intermédiaire de 190 Mo convient à la plupart des téléphones, celle de 60 Mo vaut mieux sur un appareil âgé ou quand la batterie compte plus que la justesse, et celle de 539 Mo sert quand tu veux la meilleure transcription et que tu as la place. Sur un téléphone de test à 4 Go de mémoire, la taille du milieu a mis 4,1 secondes à écrire 6,9 secondes de parole.
Ajoute les mots dont tu auras besoin, les noms des gens avec qui tu voyages, la ville où tu loges, tout ce que le système n’a jamais rencontré. Ces mots restent sur l’appareil et sont donnés au modèle vocal comme contexte.
Puis vérifie en mode avion avant de partir, ce qui prend dix secondes et te dit avec certitude que rien ne dépend discrètement du réseau.
La raison plus discrète pour laquelle ça convient au voyage
Voyager, c’est se servir des réseaux des autres. Le Wi-Fi d’un hôtel, un point d’accès d’aéroport, un café qui veut d’abord ton adresse électronique.
Une dictée qui ne transmet rien ne fait tout simplement pas partie de ce tableau. Aucun audio ne traverse un réseau inconnu, aucun compte n’est rattaché au clavier, aucune publicité n’est dans le produit, et aucune archive de tes enregistrements n’est gardée où que ce soit. Les sauvegardes sautent l’app exprès, et le fichier du modèle ne peut être ouvert par rien d’autre sur le téléphone.
Rien là-dedans n’est propre au voyage. Ça compte simplement davantage quand chaque réseau que tu touches appartient à un inconnu, et quand les messages que tu écris parlent de l’endroit où tu dors et des gens que tu vois.